Peut-être pourrions-nous commencer par donner un nom plus explicite au chasseur immobilier ?
Les Anglo-saxons le nomment "buyer's agent": l'agent de l'acheteur. Son rôle est de représenter l'acheteur dans la transaction avec le vendeur (que se soit un particulier ou un agent représentant le vendeur). Aux Etats-Unis il est fréquent qu'une transaction soit menée par deux agents immobiliers, l'un représentant l'acheteur, l'autre le vendeur.
Cette vision des choses est différente de la nôtre. L'agent immobilier tel qu'on l'envisage en France est censé défendre les intérêts des deux parties en rapprochant leurs intérêts réciproques pour trouver un accord. Mais chacune des parties peut se sentir mal défendue : l'acheteur pense souvent que l'agent défend le vendeur ("cette maison est vraiment au prix du marché, il ne faut pas tarder elle va se vendre très vite") et le vendeur pense parfois que l'agent défend l'acheteur ("vous savez l'offre de prix de ces acheteurs est bien placée, vous devriez accepter de baisser votre prix de 20 % ...").
Peut-être est-ce une des raisons pour lesquelles, en France, la moitié des transactions se fait de particuliers à particuliers ?
En faisant intervenir un "buyer's agent" on équilibre les forces en présence et chaque professionnel négocie au mieux pour son client.
Mais le "buyer's agent" intervient bien avant la phase de négociation. Avant de négocier, il faut trouver le bien...
(à suivre...)
1 commentaire:
Cet article a été publié initialement en juillet 2008 mais je l'ai remodelé en septembre. Il avait été commenté par le tribulateur je reproduis ici son commentaire et ma réponse.
Le Tribulateur a dit...
Et si l'agent immobilier avait tendance à ne défendre que ses propres intérêts (à savoir la commission)?
18 juillet 2008 11:53
dominostrae a dit...
bonjour tribulateur,
Effectivement l'agent immobilier a tendance à défendre sa rémunération, comme tout professionnel.
Mais l'agent le fait en négociant, dans la même transaction, un coup du coté de l'acheteur et un coup du coté du vendeur. C'est assez déstabilisant d'avoir affaire à un "agent double". Ainsi acheteur et vendeur on le sentiment que la seule chose qui l'intéresse c'est sa commission...
Et si en plus l'agent a manqué à son devoir d'information en "oubliant" de signaler certaines choses importantes, alors là c'est sûr, pas de doute possible.
19 juillet 2008 11:31
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